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Classés 12èmes de Ligue 1 à la mi-saison, les hommes de Rudi Garcia sont la déception de ce début de championnat. Annoncé comme le dauphin du Paris-SG cette saison, le club rhodanien s’est littéralement raté. À qui la faute ? Les joueurs ? Le staff ? La direction ? Éléments de réponse…

Le cas Génésio, élément déclencheur ?

Avril 2019.
Coup de tonnerre pour les supporters Lyonnais. La raison ? Des pourparlers ont lieu entre Jean-Michel Aulas et Bruno Génésio pour une prolongation de contrat.
Présent depuis 2015 sur les bords du Rhône, Génésio fait l’unanimité contre lui parmi les supporters lyonnais. Ceux ci le jugent incompétent sportivement et désastreux dans sa communication. En effet le technicien rhodanien alterne entre le bon et le moins bon, capable de transcender ses hommes lors de grandes affiches comme contre le PSG ou Manchester City, puis ensuite apparaitre en difficulté face à des équipes modestes du bas de tableau en Ligue 1.

Ils pensaient pourtant que le message était passé la saison dernière, en mettant en place une banderole contre leur entraîneur et leur président, demandant moins de présence sur Twitter et plus de présence dans le projet Lyonnais.

Banderole des Bad Gones contre Bruno Génésio

Ne désirant pas se mettre les supporters à dos, Aulas décide de se séparer de son technicien à contre cœur. Il admettra récemment « s’en mordre les doigts » de cette décision.

Juninho, un choix diplomatique ?

Désireux de se « racheter » auprès des supporters après l’épisode Génésio, le président de l’OL nomme Juninho au poste de directeur sportif, ancienne gloire de l’Olympique Lyonnais. Il acceptera le poste de DS après de longues négociations et plusieurs refus. Joli coup de Jean-Michel Aulas qui réussi à faire adhérer les supporters à son choix. La stratégie du président est de mettre en avant Juninho sur le plan sportif et ainsi permettre à JMA de se mettre plus en retrait.


Seul souci, le brésilien est novice dans le métier, n’ayant jamais exercé un poste à caractère managérial. Le voici nommé dirigeant, lui qui voulait dès sa retraite se diriger vers une carrière d’entraîneur.
La première erreur de Juninho est le choix de Sylvinho, un entraîneur brésilien avec peu d’expérience, n’ayant jamais coaché une équipe A professionnelle auparavant.

Après 2 matchs plutôt réussis, le technicien n’arrive pas à confirmer. Mis en difficulté par des équipes de bas tableau, la situation rappelle celle de son prédécesseur. Il faudra l’intervention de Jean Michel Aulas 4 mois seulement après son arrivée pour qu’une procédure de licenciement soit menée. Il sera remercié le 7 octobre.

Rudi Garcia et Laurent Blanc sont les deux candidats pour remplacer Sylvinho et c’est finalement l’ancien marseillais qui obtiendra le poste. Rudi Garcia s’est montré moins intransigeant, son but étant de retrouver un banc à tout prix. Il se murmure que Rudi Garcia aurait été un choix du président.

Le manque de communication de Juninho trahit l’inexpérience de ce dernier. Muet sur le cas Sylvinho, il aura fallu que son président s’exprime devant la presse afin qu’il s‘y présente à son tour pour mettre les choses au clair. Il tardera également à intervenir lors de la discorde entre Depay et les Bad Gones.

Des recrues qui peinent à se mettre au niveau


Autre mauvais choix, les recrues.
Disposant de ressources financières très importantes, les dirigeants n’exploitent pas à bon escient cette opportunité. Le club rhodanien a semblé préférer miser sur des joueurs non confirmés. Ayant dépensé pour 88 million d’euros cet été, les nouveaux joueurs lyonnais n’apporte pas une plus value dans l’effectif (Andersen, Reine-Adelaïde, Jean Lucas, Thiago Mendes ou encore Youssouf Koné).

Rappelons que l’OL a vendu dans le même temps pour 131 millions d’euros environ.

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