Enquête : Quelles ambitions pour l’OGCN version Ineos ?

Les ambitions d’INEOS sont immenses pour l’OGC Nice.
Entre construire une équipe capable de disputer régulièrement la Champions League et développer
un des meilleurs centres de formation de France, le chantier s’annonce compliqué sur la Côte d’Azur.
Périlleux surtout. Car si INEOS a les moyens, il ne compte pas dépenser à tout va mais plutôt opter
pour un investissement modéré, intelligent et efficace.
Mais alors, à quoi doit-on s’attendre réellement ?

Doit-on espérer de l’OGC Nice qu’il devienne le principal concurrent du PSG sur la scène nationale ?
Doit-on se laisser bercer par l’illusion d’entendre résonner la musique de la Champions League à
l’Allianz Riviera ?
Nice est-il capable de former des futurs internationaux ?
Beaucoup d’interrogations existent, des doutes subsistent mais le rêve envahi bel et bien le cœur des
supporters niçois.


Cela témoigne aussi de l’excitation qui gravite autour du projet INEOS et des attentes suscitées par la
puissance économique du groupe anglais.
Premièrement, la principale mission pour les dirigeants niçois va être de dégraisser et de vendre les
joueurs qui ne rentrent plus dans le projet et ne répondant pas aux nouvelles exigences.
Ils sont beaucoup dans ce cas-là. Bassem Srarfi, arrivé à l’hiver 2017 en provenance du Club Africain
en Tunisie n’a jamais confirmé les espoirs placés en lui.
De même pour Rémi Walter qui ne s’est jamais vraiment imposé sous le maillot du Gym.
D’autres joueurs, comme Adrien Tameze, Racine Coly ou encore Danilo Barbosa pourraient voir leur
avenir menacé du côté des aiglons.
L’objectif est donc de recycler pour laisser la place à du neuf.
En effet, ces dernières années, le Gym aura réussi de superbes coups sur le marché des transferts
(Cvitanich, Ben Arfa, Balotelli, Dante, Belhanda, Seri, Ricardo Pereira, Dalbert ou encore Alassane
Plea) mais aura aussi connu quelques échecs comme Wesley Sneijder, ou encore Myziane Maolida,
encore au club et qui peine à faire oublier les 10M d’euros placés en lui (recrue la plus chère du club
à l’époque). Depuis maintenant 2-3 mercatos, le club de la Côte d’Azur a du mal à se renforcer, en
ne flairant pas forcément les bons coups.


Pour remédier à cela, le duo Rivère-Fournier a fait son retour à la tête du club, tout comme Manu
Pirès qui revient à la maison en tant que directeur de la formation, et pour remettre de l’ordre dans
les équipes de jeunes.
Enfin, Serge Recordier, parti un an auparavant à l’AS Monaco fait également machine arrière et
revient diriger la cellule de recrutement de l’OGC Nice, qui avait connu une réussite assez
impressionnante sous ses ordres.
Une fois l’organisation du club reformée, et le départ de Gilles Grimandi seulement quelques mois
après son arrivée, le club peut travailler sereinement et préparer l’avenir, hélas proche.


L’une des premières missions de la nouvelle équipe dirigeante est de renforcer un effectif trop peu
qualitatif jusqu’alors.
En pas moins de 5 jours, le club enregistre les signatures d’Adam Ounas (Napoli), Kasper Dolberg
(Ajax Amsterdam), Alexis Claude-Maurice (Lorient), Stanley Nsoki (PSG) et enfin Hichem Boudaoui
(Paradou AC).

Kasper Dolberg, acheté 20,5 millions d’euros, est la recrue la plus chère de l’histoire de l’OGC Nice.


De quoi faire fantasmer les supporters qui s’imaginent déjà jouer les premiers rôles en Ligue1.
Oui mais le football réserve parfois des mauvaises surprises.
Entre blessures, méformes ou encore malchance, le GYM ne parvient pas à répondre aux attentes et
se retrouve rapidement en difficulté en championnat.
Des rumeurs sur un éventuel licenciement du coach Vieira font même leur apparition. Que nenni.
Ce n’est pas dans les habitudes du club de changer de cap aux moindres secousses.
Au sein du club, on reste donc confiant et petit à petit l’équipe redresse la barre pour finalement
pointer à une 10ème place qui laisse encore l’espoir d’une qualification européenne.

Place donc au mercato hivernal avec l’objectif de se renforcer mais Jean-Pierre Rivère l’a dit, le Gym
ne fera pas de folies cet hiver, ce sera un mercato « d’ajustement ».
Premier exemple, l’arrivée sous forme de prêt avec OA du latéral gauche de la Lazio Riza Durmisi,
annoncée début décembre.


Depuis, de nombreuses rumeurs circulent mais rien de bien concret.
Au-delà du mercato, le club se restructure avec l’arrivée de Nicolas Dehon comme entraîneur des
gardiens ou encore celle de Scott Brooks en tant que jardinier principal du club. Signe que rien ne
sera laissé au hasard.
L’OGC Nice a donc d’énormes ambitions mais prendra le temps de construire son projet pour ne pas
se tromper.


Le véritable premier indice de ce que sera l’OGC Nice version INEOS sera le mercato estival prochain
et l’on pourra réellement juger de ce que deviendra le club à partir de la saison prochaine.
Patience donc…

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